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Nouveautés BOSS 2025 : fait générateur et exonération des apprentis

Le Bulletin officiel de la Sécurité sociale (BOSS) a publié en juin et juillet 2025 de nouvelles précisions impactant le calcul des cotisations sociales. Ces mises à jour concernent notamment le fait générateur des cotisations et l’exonération applicable aux contrats d’apprentissage.

BOSS 2025 : rappel sur le rôle et les mises à jour récentes

Dans ses mises à jour publiées les 27 juin et 3 juillet 2025, le Bulletin officiel de la Sécurité sociale (BOSS) a procédé à l’actualisation de plusieurs de ses rubriques. Ces modifications concernent notamment la rubrique « Assiette générale », et plus particulièrement le chapitre 5 relatif au fait générateur des cotisations et contributions sociales et la rubrique encadrant les règles d’exonération applicables aux contrats d’apprentissage.

La plateforme BOSS, référence officielle qui centralise les positions de l’administration en matière de cotisations et contributions sociales, est régulièrement enrichie et mise à jour. L’objectif est d’assurer une information claire et actualisée pour l’ensemble des utilisateurs, en apportant des compléments et des précisions dans les différentes rubriques accessibles au public.

Fait générateur des cotisations sociales : les nouvelles règles

La mise à jour du BOSS ne concerne pas le principe général de rattachement des cotisations et contributions sociales. Ainsi, les cotisations et contributions sociales restent calculées selon les règles d’assiette, de taux, de plafond et d’exonération en vigueur au terme de la période d’activité à laquelle la rémunération se rapporte.

Dérogation pendant la relation de travail

Des exceptions à ce principe sont prévues, dont les modalités diffèrent selon qu’elles se rapportent à des rémunérations versées pendant la relation de travail ou après la rupture du contrat.

La doctrine du BOSS affine plusieurs points concernant ces dérogations, introduisant des distinctions nouvelles et précisant des notions clés.
Ainsi, lorsque des éléments de rémunération sont versés selon une périodicité non mensuelle, la règle diffère selon que ce versement est effectué de manière « habituelle et régulière » à une date fixe, ou simplement « régulière » sans date déterminée.
Dans le premier cas, les règles applicables sont celles du mois habituel de versement ; dans le second, elles dépendent du mois du versement, si celui-ci intervient dans les trois mois suivant la décision d’attribution les règles applicables sont celles du mois de versement, à défaut, les règles applicables sont celles en vigueur à la date d’attribution.

Pour les corrections d’erreurs, le rattachement reste fixé à la période de travail à laquelle ces éléments de rémunérations se rapportent, mais la possibilité de regrouper ces corrections sur la dernière période de l’année est supprimée.

Concernant les événements pris en compte avec un décalage en paie (heures supplémentaires, heures complémentaires, absences rémunérées…), l’administration laisse désormais le choix à l’employeur entre rattacher ces événements à la période d’emploi ou par tolérance, au mois de leur intégration en paie.

Un régime spécifique est également prévu pour les heures supplémentaires ou complémentaires décomptées annuellement : les cotisations et contributions sociales dues sur les rémunérations afférentes à ces heures sont calculées selon les règles d’assiette, de taux, de plafonnement et d’exonération en vigueur au cours du dernier mois de l’année civile ou au cours du dernier mois de l’exercice d’annualisation de l’entreprise si ce dernier est différent de l’année civile.

Dérogations après la rupture du contrat

Les situations postérieures à la rupture du contrat sont désormais distinguées en trois catégories :

  • Les sommes dues au titre de périodes antérieures à la fin du contrat : rattachées à la période d’emploi à laquelle ces sommes se rapportent. Ces sommes étaient auparavant rattachées à la dernière période d’emploi du salarié ;
  • Les sommes relatives à la fin de la relation de travail : rattachées à la dernière période d’emploi du salarié, même non rémunérée ;
  • Les sommes versées selon une périodicité non mensuelle après la sortie : rattachées à la période avec laquelle elles auraient dû être versées.

 

Les précisions portent également sur les successions de CDD pour un salarié sorti de l’entreprise, où le rattachement se fait désormais à la période d’activité correspondant à la rémunération avec laquelle les sommes dues auraient dû être versées, et non plus à la dernière période d’emploi du contrat auquel se rattache la somme concernée.

Entrée en vigueur des nouvelles règles

Les règles énoncées qui entrent en phase pilote dès le 1er juillet 2025, ne seront opposables aux entreprises qu’à compter du 1er janvier 2027, laissant d’ici là la possibilité de continuer à appliquer les règles antérieures sans risque de redressement.

Exonération des apprentis : changement depuis la LFSS 2025

Depuis 2019, les apprentis bénéficiaient d’une exonération de cotisations salariales lorsque leur rémunération était inférieure à 79 % du SMIC. Au-delà de ce seuil, les cotisations salariales étaient dues sur la différence. De plus, les apprentis n’étaient pas soumis à la CSG et à la CRDS. Par tolérance cette exonération concernait également les contributions patronales de prévoyance complémentaire et de retraite supplémentaire versées au profit des apprentis (lettre-circ. ACOSS 2015-47 du 20 octobre 2015, § IV).

La LFSS pour 2025 a réduit le seuil d’exonération des cotisations salariales (article 23 de la LFSS). Il est passé de 79% à 50% du SMIC (décret du 30 mars 2025). De plus, elle a prévu l’assujettissement à la CSG/CRDS des apprentis dont la rémunération dépasse 50 % du SMIC (article 22, I de la LFSS).

Distinction des situations selon la date de début du contrat

Initialement, ces mesures devaient s’appliquer aux contrats d’apprentissage conclus à compter du 1er mars 2025. Cependant, la Direction de la Sécurité Sociale (DSS) indiquait dans le Bulletin officiel de la sécurité sociale mis à jour le 10 avril 2025, que la notion de « contrat conclu » faisait en fait référence à la date de prise d’effet du contrat d’apprentissage. C’est-à-dire, le premier jour d’exécution du contrat signé entre l’apprenti et l’employeur.

À cet égard, deux situations devaient être distinguées :

  • Contrats débutant avant le 1er mars 2025 : seuil d’exonération salariale applicable demeurait fixé à 79 % du SMIC et exonération de CSG-CRDS
  • Contrats débutant à compter du 1er mars 2025 : seuil réduit à 50 % du SMIC et  CSG-CRDS due au-delà.

La mise à jour du BOSS du 3 juillet 2025 revient sur cette position afin de se conformer à la lettre de la loi et précise que pour un contrat d’apprentissage conclu avant le 1er mars 2025 et dont le premier jour d’exécution intervient à compter de cette date, « les employeurs ont la possibilité de maintenir les règles antérieures » à l’entrée en vigueur de la LFSS pour 2025.

Le BOSS indique que désormais c’est la date de signature du contrat qui constitue le point de référence juridique. Ainsi, tout contrat conclu avant mars 2025 demeure soumis à l’ancien régime social d’exonération, même si l’exécution est postérieure.

Cette interprétation est plus cohérente avec l’article 23 de la LFSS pour 2025. L’article ne distingue pas la date de signature de la date de début d’exécution du contrat.

Mise à jour du BOSS et clarification

La mise à jour du BOSS du 3 juillet 2025 revient sur cette position afin de se conformer à la lettre de la loi et précise que pour un contrat d’apprentissage conclu avant le 1er mars 2025 et dont le premier jour d’exécution intervient à compter de cette date, « les employeurs ont la possibilité de maintenir les règles antérieures » à l’entrée en vigueur de la LFSS pour 2025.

Le BOSS indique que désormais c’est la date de signature du contrat qui constitue le point de référence juridique. Ainsi, tout contrat conclu avant mars 2025 demeure soumis à l’ancien régime social d’exonération, même si l’exécution est postérieure.

Cette interprétation est plus cohérente avec l’article 23 de la LFSS pour 2025. L’article ne distingue pas la date de signature de la date de début d’exécution du contrat.

Source : Actualités BOSS du 27 juin 2025 et du 3 juillet 2025 (Actualités du Boss – Boss.gouv.fr)

Les heures de délégation sont un droit reconnu aux représentants du personnel, qui leur permettent de mener à bien leurs missions. Toutefois, ce droit n’est pas sans limite, et son usage doit respecter certaines règles.

L’abus de droit d’heure de délégation est une situation dans laquelle un élu utilise ses heures de manière irrégulière, frauduleuse ou excessive, au détriment de ses obligations professionnelles ou du bon fonctionnement de l’entreprise. Quels sont les différents cas d’abus de droit ? Comment simplifier et fiabiliser la gestion des heures de délégation ? Voici quelques éléments de réponse.

Heures de délégation IRP, quels sont les différents cas d’abus de droit pratiqués par les employeurs ?

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Cotés employés aussi, il y a des abus…

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Nibelis répond à vos questions

Pourquoi digitaliser les processus RH ?

La digitalisation des processus RH implique la dématérialisation des opérations de la fonction ressources humaines à l'aide de solutions numériques. Cette transformation apporte plusieurs avantages significatifs :

1. Automatisation des tâches

La digitalisation permet d'automatiser de nombreuses tâches, réduisant ainsi le besoin d'interventions manuelles et minimisant les risques d'erreurs humaines. Ce gain de productivité permet aux équipes RH de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, tandis que les tâches répétitives sont prises en charge automatiquement.

2. Uniformisation des processus

En dématérialisant les processus RH, les entreprises sont amenées à structurer et harmoniser leurs pratiques internes. Cette standardisation facilite la clarification du fonctionnement interne et encourage les collaborateurs à adopter une méthode uniforme. Cela améliore la productivité et renforce la fiabilité des opérations.

3. Collaboration interne et transparence

La digitalisation favorise une meilleure collaboration entre les différents acteurs. Les outils numériques permettent de diviser les processus en tâches spécifiques, de les attribuer aux bonnes personnes et d’assurer une visibilité accrue sur l’avancement des demandes. En conséquence, cela optimise la coordination, la transparence et l'implication de chacun.

En synthèse, la digitalisation des processus RH permettent d’apporter de la productivité, de la fiabilité et de la transparence au sein des entreprises.

Quels sont les avantages d’un système unique intégré Paie-RH-GTA ?

Disposer d'un système unique intégré Paie-SIRH présente de nombreux avantages pour les entreprises. Un tel système de fluidifier les processus et d'améliorer l'efficacité globale du service RH. Voici quelques illustrations concrètes :

  1. Gain de temps : suppression des double saisies ! En regroupant la paie, la gestion des temps, et les autres processus RH dans un seul outil, les entreprises évitent les saisies multiples dans divers systèmes ou les manipulations complexes de fichiers.
  2. Des données cohérentes et unifiées : un système intégré garantit l’unicité de l’information et la cohérence des données. L’information saisie à un endroit est partagée en temps réel dans l’ensemble du système ce qui garantit sa cohérence et sa fiabilité.
  3. Des fonctionnalités à valeur ajoutée : le système intégré permet de vous mettre à disposition des fonctionnalités unique et à forte valeur ajoutée. Par exemple, le système déclenche une alerte en cas de note de frais déposé pour un jour où un salarié a été absent. Autre exemple : le bilan à 6 ans est automatiquement alimenté par la rémunération ou les formations suivies… Et bien d’autres choses encore ! Voilà qui va vous faire gagner du temps et sécuriser vos processus internes !

En résumé, un système unique intégré Paie-SIRH est un levier stratégique pour optimiser les performances de l'entreprise, renforcer la conformité, et améliorer l'expérience de vos collaborateurs.

Puis-je prendre les modules RH et GTA Nibelis sans la Paie Nibelis ?

Nos modules RH et GTA peuvent être souscrits indépendamment de la paie Nibelis. Reposant sur un core RH, nos modules RH et GTA sont compatibles avec l’ensemble des solutions Paie du marché.

Opter pour les modules RH et GTA Nibelis sans la paie Nibelis, vous permet de digitaliser progressivement vos processus RH sans remettre en cause votre solution paie en place. Vous profitez ainsi d’une ergonomie moderne et d’une couverture fonctionnelle riche et compatible avec votre système de paie.

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Choisir Nibelis, c’est choisir l’expertise et la qualité du service.

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Par ailleurs, afin de s’adapter aux différentes organisations de ses clients, Nibelis propose différents niveaux de service. Compte tenu de votre contexte, nous vous proposons l’offre de service suivante :

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  • La gestion externalisée : vous déléguez totalement vos traitements de paie auprès d’un gestionnaire dédié de la saisie à la génération des bulletins et déclarations.

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