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Entretien professionnel : que change la réforme 2026 ?

A compter de 2026, de nouvelles règles redéfinissent l’entretien professionnel qui devient désormais l’entretien de parcours professionnel. 

Nouvelles périodicités, entretiens spécifiques pour les seniors, obligations renforcées : les règles changent, et les employeurs doivent s’adapter.

Derrière cette évolution légale, un objectif clair et ambitieux : mieux suivre le développement des compétences et sécuriser les parcours professionnels.

Un nouveau cadre légal pour l’entretien professionnel

L’entretien professionnel reste un droit pour le salarié et une obligation pour l’employeur. La loi adoptée en 2025 a actualisé son cadre dans l’article L6315-1 du Code du travail, avec une entrée en vigueur fixée au 1ᵉʳ octobre 2026, après publication du décret d’application.

Un dispositif centré sur le développement des compétences

L’entretien professionnel, devenu entretien de parcours professionnel, conserve sa finalité initiale : permettre à chaque salarié d’aborder son évolution, ses besoins de formation et ses perspectives dans l’entreprise. 

Le texte de 2026 élargit le contenu de cet échange : 

  • à la mobilité interne, 
  • aux transitions de carrière 
  • et à la reconnaissance des compétences acquises. 

Le nouvel entretien aborde également : 

  • la santé au travail, 
  • la prévention de l’usure professionnelle, 
  • l’activation du CPF 
  • et le recours au Conseil en évolution professionnelle (CEP).

Une périodicité ajustée et de nouveaux rendez-vous

Les règles évoluent avec désormais : Un entretien dans l’année suivant l’embauche, puis tous les quatre ans, avec un état des lieux récapitulatif tous les huit ans. Deux entretiens spécifiques sont aussi instaurés pour les salariés seniors :

  • l’entretien de mi-carrière, autour de 45 ans, souvent articulé avec la visite médicale de mi-carrière ;
  • l’entretien de fin de carrière, vers 58-60 ans, pour anticiper la transition vers la retraite.
 

Ces temps d’échange visent à valoriser l’expérience et à maintenir l’employabilité des salariés seniors.

Une obligation de traçabilité renforcée

Les employeurs devront prouver la tenue et le contenu de chaque entretien. Comptes rendus, bilans à huit ans et historique des formations devront être conservés dans un format opposable. Les entreprises sont donc invitées à vérifier à la fois la conformité de leurs accords collectifs et celles de leurs outils internes avant l’entrée en vigueur du texte.

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Mettre en œuvre l’entretien de parcours professionnel dans l’entreprise

La réforme 2026 transforme la manière d’organiser les entretiens, autant que leur contenu.
Pour les entreprises, l’enjeu est clair : garantir la conformité tout en renforçant la qualité du dialogue entre RH, managers et salariés.

Intégrer le dispositif dans la gestion RH

Les équipes RH peuvent centraliser les diverses échéances dans un tableau de suivi ou un outil SIRH afin de planifier, relancer et conserver l’historique. Par ailleurs, l’entretien n’est plus automatique après un congé ou une absence longue, sauf si aucun entretien n’a eu lieu dans les douze derniers mois.

Structurer les échanges

La convocation précise toujours l’objet de l’entretien : parler d’évolution, pas d’évaluation.
Chaque échange se déroule sur le temps de travail et donne lieu à un compte rendu signé par les deux parties. 

Ce document, conservé dans le dossier du salarié, sert de preuve en cas de contrôle. On y retrouve les compétences acquises, les besoins de formation et les perspectives de mobilité ou d’évolution.
Une préparation sérieuse, côté manager comme côté salarié, rend l’échange plus concret et plus utile.

Tracer les entretiens

Les bilans à huit ans et les suivis de formation complètent cette traçabilité. La digitalisation de l’entretien rend celui-ci plus vivant et plus utile. En facilitant le suivi continu et le feedback, elle transforme un exercice administratif en véritable levier d’engagement pour les collaborateurs.

Les entreprises et branches professionnelles ont jusqu’au 1ᵉʳ octobre 2026 pour aligner leurs accords collectifs et leurs procédures internes sur les nouvelles dispositions.

FAQ : que retenir de la réforme de l’entretien professionnel ?

Quelles sont les principales nouveautés de la réforme 2026 ?

La réforme transforme l’entretien professionnel en entretien de parcours professionnel, avec un contenu élargi et une approche plus continue du développement des compétences.
Elle introduit deux nouveaux entretiens pour les salariés seniors :

  • un entretien de mi-carrière pour anticiper la seconde partie du parcours ;
  • puis un entretien de fin de carrière pour préparer la transition vers la retraite.
 

Les échanges portent désormais sur la santé au travail, la prévention de l’usure professionnelle, la mobilité, la formation et les transitions de carrière.

Quelle est la nouvelle périodicité des entretiens de parcours professionnels ?

L’entretien doit avoir lieu dans l’année suivant l’embauche, puis tous les quatre ans, avec un état des lieux complet tous les huit ans.

Quelles obligations spécifiques concernent les salariés seniors ?

Deux temps d’échange deviennent obligatoires :

  • à 45 ans, un entretien de mi-carrière pour anticiper la suite du parcours ;
  • autour de 58-60 ans, un entretien de fin de carrière pour préparer la transition vers la retraite.
 

Ces entretiens visent à maintenir l’employabilité et à valoriser l’expérience acquise.

Que risque une entreprise en cas de non-respect des nouvelles règles ?

L’employeur doit être en mesure de prouver la tenue des entretiens et la remise des comptes rendus. En cas de manquement, il s’expose à un abondement automatique du CPF du salarié (jusqu’à 3 000 €) et à un éventuel contrôle de l’inspection du travail.

Comment bien préparer les entretiens dans le nouveau cadre ?

Il est recommandé de :

  • former les managers à la conduite d’entretien ;
  • utiliser une grille de préparation partagée ;
  • centraliser les données et comptes rendus dans un outil RH.
Les heures de délégation sont un droit reconnu aux représentants du personnel, qui leur permettent de mener à bien leurs missions. Toutefois, ce droit n’est pas sans limite, et son usage doit respecter certaines règles.

L’abus de droit d’heure de délégation est une situation dans laquelle un élu utilise ses heures de manière irrégulière, frauduleuse ou excessive, au détriment de ses obligations professionnelles ou du bon fonctionnement de l’entreprise. Quels sont les différents cas d’abus de droit ? Comment simplifier et fiabiliser la gestion des heures de délégation ? Voici quelques éléments de réponse.

Heures de délégation IRP, quels sont les différents cas d’abus de droit pratiqués par les employeurs ?

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Cotés employés aussi, il y a des abus…

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Nibelis répond à vos questions

Pourquoi digitaliser les processus RH ?

La digitalisation des processus RH implique la dématérialisation des opérations de la fonction ressources humaines à l'aide de solutions numériques. Cette transformation apporte plusieurs avantages significatifs :

1. Automatisation des tâches

La digitalisation permet d'automatiser de nombreuses tâches, réduisant ainsi le besoin d'interventions manuelles et minimisant les risques d'erreurs humaines. Ce gain de productivité permet aux équipes RH de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, tandis que les tâches répétitives sont prises en charge automatiquement.

2. Uniformisation des processus

En dématérialisant les processus RH, les entreprises sont amenées à structurer et harmoniser leurs pratiques internes. Cette standardisation facilite la clarification du fonctionnement interne et encourage les collaborateurs à adopter une méthode uniforme. Cela améliore la productivité et renforce la fiabilité des opérations.

3. Collaboration interne et transparence

La digitalisation favorise une meilleure collaboration entre les différents acteurs. Les outils numériques permettent de diviser les processus en tâches spécifiques, de les attribuer aux bonnes personnes et d’assurer une visibilité accrue sur l’avancement des demandes. En conséquence, cela optimise la coordination, la transparence et l'implication de chacun.

En synthèse, la digitalisation des processus RH permettent d’apporter de la productivité, de la fiabilité et de la transparence au sein des entreprises.

Quels sont les avantages d’un système unique intégré Paie-RH-GTA ?

Disposer d'un système unique intégré Paie-SIRH présente de nombreux avantages pour les entreprises. Un tel système de fluidifier les processus et d'améliorer l'efficacité globale du service RH. Voici quelques illustrations concrètes :

  1. Gain de temps : suppression des double saisies ! En regroupant la paie, la gestion des temps, et les autres processus RH dans un seul outil, les entreprises évitent les saisies multiples dans divers systèmes ou les manipulations complexes de fichiers.
  2. Des données cohérentes et unifiées : un système intégré garantit l’unicité de l’information et la cohérence des données. L’information saisie à un endroit est partagée en temps réel dans l’ensemble du système ce qui garantit sa cohérence et sa fiabilité.
  3. Des fonctionnalités à valeur ajoutée : le système intégré permet de vous mettre à disposition des fonctionnalités unique et à forte valeur ajoutée. Par exemple, le système déclenche une alerte en cas de note de frais déposé pour un jour où un salarié a été absent. Autre exemple : le bilan à 6 ans est automatiquement alimenté par la rémunération ou les formations suivies… Et bien d’autres choses encore ! Voilà qui va vous faire gagner du temps et sécuriser vos processus internes !

En résumé, un système unique intégré Paie-SIRH est un levier stratégique pour optimiser les performances de l'entreprise, renforcer la conformité, et améliorer l'expérience de vos collaborateurs.

Puis-je prendre les modules RH et GTA Nibelis sans la Paie Nibelis ?

Nos modules RH et GTA peuvent être souscrits indépendamment de la paie Nibelis. Reposant sur un core RH, nos modules RH et GTA sont compatibles avec l’ensemble des solutions Paie du marché.

Opter pour les modules RH et GTA Nibelis sans la paie Nibelis, vous permet de digitaliser progressivement vos processus RH sans remettre en cause votre solution paie en place. Vous profitez ainsi d’une ergonomie moderne et d’une couverture fonctionnelle riche et compatible avec votre système de paie.

Autre avantage : le jour où vous souhaiterez basculer sur un système intégré 100% intégré en souscrivant à la paie chez Nibelis, la transition se fera en toute simplicité.

Quels sont les avantages du service Nibelis ?

Choisir Nibelis, c’est choisir l’expertise et la qualité du service.

Tout d’abord, vous bénéficierez d’un accompagnement avec 1 seul et unique interlocuteur. Cet interlocuteur unique va vous permettre de construire une relation dans la durée. Il connait vos règles propres, votre culture d’entreprise et sera donc en mesure de traiter plus rapidement vos sollicitations et mieux comprendre vos besoins.

Par ailleurs, afin de s’adapter aux différentes organisations de ses clients, Nibelis propose différents niveaux de service. Compte tenu de votre contexte, nous vous proposons l’offre de service suivante :

  • La gestion accompagnée : vous pilotez vos opérations de paie avec l’accompagnement d’un expert dédié.
  • La gestion déléguée : vous conservez la saisie des EVP et la gestion administrative et déléguez totalement le contrôle et les traitements de paie et DSN mensuelle auprès d’un gestionnaire dédié.
  • La gestion externalisée : vous déléguez totalement vos traitements de paie auprès d’un gestionnaire dédié de la saisie à la génération des bulletins et déclarations.

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