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Cotisations sociales et avantages salariés : ce qui change (ou non) en 2026

Entre stabilité des cotisations sociales et ajustements ciblés des avantages accordés aux salariés, plusieurs décisions récentes impactent la gestion de la paie et des ressources humaines en 2026. Maintien du taux AGS, reconduction du régime local d’Alsace-Moselle et revalorisation du plafond d’exonération des frais de crèche : tour d’horizon des principales mesures à connaître pour anticiper leurs effets sur les employeurs et les salariés.

Taux de cotisation AGS maintenu à 0,25 % : ce que les employeurs doivent savoir

Maintien du taux de cotisation AGS décidé en décembre 2025

Lors de sa réunion du 16 décembre 2025, le conseil d’administration de l’Association pour la gestion du régime de Garantie des créances des Salariés (AGS) a pris la décision de maintenir le taux de cotisation AGS à son niveau actuel.

Cette annonce confirme la continuité du dispositif existant et permet aux employeurs d’anticiper leurs charges sociales sans évolution à court terme sur ce point précis.

Quel est le rôle de l’AGS dans la protection des salariés ?

L’AGS intervient pour garantir le paiement des sommes dues aux salariés lorsque leur entreprise rencontre de graves difficultés financières. Elle agit notamment en cas de procédure de sauvegarde, de redressement judiciaire ou de liquidation judiciaire.

Grâce à ce mécanisme, les salariés peuvent percevoir leurs salaires, indemnités ou autres créances, même lorsque l’employeur n’est plus en mesure de les régler. L’AGS constitue ainsi un pilier essentiel de la sécurité sociale professionnelle.

Comment fonctionne le financement du régime AGS ?

Le financement de l’AGS repose sur une cotisation exclusivement à la charge de l’employeur. Cette contribution est calculée sur la rémunération brute soumise aux cotisations d’assurance chômage.
L’assiette de calcul correspond aux tranches A et B, soit les rémunérations comprises entre 0 et 4 fois le plafond de la Sécurité sociale.

Le taux de cotisation AGS demeure fixé à 0,25 %, un taux en vigueur depuis le 1er juillet 2024. La décision prise en décembre 2025 confirme donc la stabilité de ce prélèvement.

Source : Site de l’AGS

Alsace-Moselle : le taux de cotisation salariale maladie reste inchangé en 2026

Réuni le 19 décembre 2025, le conseil d’administration du Régime Local d’Alsace-Moselle a décidé de maintenir le taux de cotisation salariale maladie applicable aux salaires, aux pensions de retraite ainsi qu’aux autres revenus de remplacement pour l’année 2026.

Qui est concerné par le régime local d’Alsace-Moselle ?

Conformément à l’article L325-1 du Code de la sécurité sociale, relèvent du régime local d’Alsace-Moselle :

  • les salariés exerçant leur activité professionnelle dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle,
  • et ce, quel que soit le lieu d’implantation du siège social de l’entreprise.


Sont également concernés les salariés rattachés à un établissement situé dans l’un de ces départements, même s’ils exercent une activité itinérante dans d’autres zones géographiques. Ce point est particulièrement important pour les entreprises multi-sites et les professionnels RH en charge de la paie.

Fonctionnement et financement du régime local d’Alsace-Moselle

Le régime local d’Alsace-Moselle repose sur un mode de financement spécifique. Il est alimenté par une cotisation unique, appliquée sur les revenus déplafonnés :

  • des salariés,
  • des demandeurs d’emploi,
  • et des retraités.


À noter : cette cotisation est exclusivement salariale. Aucune cotisation patronale n’est due dans ce cadre, ce qui constitue une particularité importante du régime local par rapport au régime général.


Le conseil d’administration du Régime Local a rappelé que le taux de cotisation maladie demeure inchangé depuis le 1er avril 2022.
Selon la décision officielle : « En 2026, la cotisation reste inchangée, afin de préserver le pouvoir d’achat et l’accès aux soins de nos assurés. »

Revalorisation du plafond d’exonération des frais de crèche : ce qui change pour les employeurs en 2026

Un nouveau plafond d’exonération pour la participation de l’employeur aux frais de crèche

L’arrêté du 23 décembre 2025, publié au Journal officiel du 31 décembre 2025, prévoit une revalorisation du plafond d’exonération de la participation de l’employeur aux frais de crèche. À compter de l’année 2026, le montant maximal exonéré de cotisations et contributions sociales est fixé à 2 591 € par an et par salarié, contre 2 540 € en 2025.

Réservation de places en crèche : un avantage collectif sous conditions

L’employeur peut verser une subvention à une crèche ou à une micro-crèche afin de réserver, de manière collective, un nombre déterminé de places au bénéfice de ses salariés.

Cette subvention constitue en principe un avantage en nature, puisqu’elle facilite l’accès à un mode de garde grâce à un accès privilégié. Toutefois, lorsque la participation de l’employeur se limite à une simple réservation de places, sans désignation nominative préalable et sans impact direct sur le tarif payé par les salariés, elle n’est pas intégrée à l’assiette des cotisations sociales.

Quand la subvention devient une aide financière soumise à évaluation

La situation est différente lorsque la subvention accordée par l’employeur conduit à l’application d’un tarif préférentiel pour les salariés. C’est notamment le cas lorsque le coût de la garde est inférieur au barème normalement pratiqué par le gestionnaire de la crèche ou de la micro-crèche.
Dans ce contexte, la participation de l’employeur est considérée comme une aide financière individualisée, et non plus comme une simple facilité d’accès.

La valeur de l’avantage individualisé correspond à la différence entre le tarif normal appliqué par la structure d’accueil et le tarif préférentiel dont bénéficie chaque salarié.
Cet avantage reste exonéré de cotisations et contributions sociales, dans la limite du plafond annuel fixé à 2 591 € par salarié pour l’année 2026.

Les heures de délégation sont un droit reconnu aux représentants du personnel, qui leur permettent de mener à bien leurs missions. Toutefois, ce droit n’est pas sans limite, et son usage doit respecter certaines règles.

L’abus de droit d’heure de délégation est une situation dans laquelle un élu utilise ses heures de manière irrégulière, frauduleuse ou excessive, au détriment de ses obligations professionnelles ou du bon fonctionnement de l’entreprise. Quels sont les différents cas d’abus de droit ? Comment simplifier et fiabiliser la gestion des heures de délégation ? Voici quelques éléments de réponse.

Heures de délégation IRP, quels sont les différents cas d’abus de droit pratiqués par les employeurs ?

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Cotés employés aussi, il y a des abus…

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Nibelis répond à vos questions

Pourquoi digitaliser les processus RH ?

La digitalisation des processus RH implique la dématérialisation des opérations de la fonction ressources humaines à l'aide de solutions numériques. Cette transformation apporte plusieurs avantages significatifs :

1. Automatisation des tâches

La digitalisation permet d'automatiser de nombreuses tâches, réduisant ainsi le besoin d'interventions manuelles et minimisant les risques d'erreurs humaines. Ce gain de productivité permet aux équipes RH de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, tandis que les tâches répétitives sont prises en charge automatiquement.

2. Uniformisation des processus

En dématérialisant les processus RH, les entreprises sont amenées à structurer et harmoniser leurs pratiques internes. Cette standardisation facilite la clarification du fonctionnement interne et encourage les collaborateurs à adopter une méthode uniforme. Cela améliore la productivité et renforce la fiabilité des opérations.

3. Collaboration interne et transparence

La digitalisation favorise une meilleure collaboration entre les différents acteurs. Les outils numériques permettent de diviser les processus en tâches spécifiques, de les attribuer aux bonnes personnes et d’assurer une visibilité accrue sur l’avancement des demandes. En conséquence, cela optimise la coordination, la transparence et l'implication de chacun.

En synthèse, la digitalisation des processus RH permettent d’apporter de la productivité, de la fiabilité et de la transparence au sein des entreprises.

Quels sont les avantages d’un système unique intégré Paie-RH-GTA ?

Disposer d'un système unique intégré Paie-SIRH présente de nombreux avantages pour les entreprises. Un tel système de fluidifier les processus et d'améliorer l'efficacité globale du service RH. Voici quelques illustrations concrètes :

  1. Gain de temps : suppression des double saisies ! En regroupant la paie, la gestion des temps, et les autres processus RH dans un seul outil, les entreprises évitent les saisies multiples dans divers systèmes ou les manipulations complexes de fichiers.
  2. Des données cohérentes et unifiées : un système intégré garantit l’unicité de l’information et la cohérence des données. L’information saisie à un endroit est partagée en temps réel dans l’ensemble du système ce qui garantit sa cohérence et sa fiabilité.
  3. Des fonctionnalités à valeur ajoutée : le système intégré permet de vous mettre à disposition des fonctionnalités unique et à forte valeur ajoutée. Par exemple, le système déclenche une alerte en cas de note de frais déposé pour un jour où un salarié a été absent. Autre exemple : le bilan à 6 ans est automatiquement alimenté par la rémunération ou les formations suivies… Et bien d’autres choses encore ! Voilà qui va vous faire gagner du temps et sécuriser vos processus internes !

En résumé, un système unique intégré Paie-SIRH est un levier stratégique pour optimiser les performances de l'entreprise, renforcer la conformité, et améliorer l'expérience de vos collaborateurs.

Puis-je prendre les modules RH et GTA Nibelis sans la Paie Nibelis ?

Nos modules RH et GTA peuvent être souscrits indépendamment de la paie Nibelis. Reposant sur un core RH, nos modules RH et GTA sont compatibles avec l’ensemble des solutions Paie du marché.

Opter pour les modules RH et GTA Nibelis sans la paie Nibelis, vous permet de digitaliser progressivement vos processus RH sans remettre en cause votre solution paie en place. Vous profitez ainsi d’une ergonomie moderne et d’une couverture fonctionnelle riche et compatible avec votre système de paie.

Autre avantage : le jour où vous souhaiterez basculer sur un système intégré 100% intégré en souscrivant à la paie chez Nibelis, la transition se fera en toute simplicité.

Quels sont les avantages du service Nibelis ?

Choisir Nibelis, c’est choisir l’expertise et la qualité du service.

Tout d’abord, vous bénéficierez d’un accompagnement avec 1 seul et unique interlocuteur. Cet interlocuteur unique va vous permettre de construire une relation dans la durée. Il connait vos règles propres, votre culture d’entreprise et sera donc en mesure de traiter plus rapidement vos sollicitations et mieux comprendre vos besoins.

Par ailleurs, afin de s’adapter aux différentes organisations de ses clients, Nibelis propose différents niveaux de service. Compte tenu de votre contexte, nous vous proposons l’offre de service suivante :

  • La gestion accompagnée : vous pilotez vos opérations de paie avec l’accompagnement d’un expert dédié.
  • La gestion déléguée : vous conservez la saisie des EVP et la gestion administrative et déléguez totalement le contrôle et les traitements de paie et DSN mensuelle auprès d’un gestionnaire dédié.
  • La gestion externalisée : vous déléguez totalement vos traitements de paie auprès d’un gestionnaire dédié de la saisie à la génération des bulletins et déclarations.

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