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Congés payés et arrêt maladie : le plafond de 24 jours précisé

La question de l’acquisition des congés payés pendant un arrêt maladie continue d’évoluer en droit du travail français. Dans un arrêt du 21 janvier 2026, la Cour de cassation apporte une clarification importante sur le plafond annuel de 24 jours applicable aux arrêts maladie non professionnels. Cette décision précise la manière dont ce plafond doit être calculé et sécurise les droits des salariés. Décryptage des règles et de leurs implications pour les entreprises.

Réforme des congés payés pendant un arrêt maladie : ce que prévoit la loi

La législation française relative aux congés payés pendant un arrêt maladie a connu une évolution majeure avec la loi DDADUE du 22 avril 2024. Cette réforme vise à mettre le droit français en conformité avec le droit de l’Union européenne.
Depuis l’entrée en vigueur de ce texte, les périodes d’absence liées à une maladie ou à un accident non professionnel sont désormais assimilées à du temps de travail effectif pour l’acquisition des congés payés.

Toutefois, cette assimilation s’accompagne de règles spécifiques. Le rythme d’acquisition est fixé à 2 jours ouvrables de congés par mois d’absence, contre 2,5 jours pour un salarié en activité. Par ailleurs, un plafond annuel de 24 jours ouvrables est prévu pour les congés acquis au titre de ces seules périodes de maladie, conformément à l’article L. 3141-5-1 du Code du travail.

Le plafond de 24 jours de congés payés : une règle limitée aux arrêts maladie

Il est essentiel de comprendre que le plafond de 24 jours ouvrables concerne uniquement les congés acquis pendant les périodes d’arrêt maladie non professionnel.
Ainsi, lorsqu’un salarié travaille pendant une partie de l’année et est en arrêt maladie pendant une autre période, les règles se cumulent :

  • les congés acquis pendant le travail effectif continuent de se calculer selon le régime classique ;
  • les congés acquis pendant l’arrêt maladie sont limités à 24 jours par période de référence.


Dans ce cas, les droits issus du travail effectif s’ajoutent à ceux acquis durant la maladie. Le total peut donc dépasser le plafond de 24 jours, puisque celui-ci ne s’applique qu’aux périodes d’arrêt maladie.

Le litige à l’origine de la décision de la Cour de cassation

L’affaire jugée par la Cour de cassation concernait l’application rétroactive de ces règles pour la période allant du 1er décembre 2009 au 23 avril 2024.

Un employeur contestait le reliquat de congés payés dû à une ancienne salariée. Selon lui, le plafond de 24 jours devait s’apprécier de manière globale, en tenant compte des congés déjà acquis et reportés d’années précédentes. Concrètement, il estimait que les congés non pris et reportés sur l’exercice en cours devaient être déduits du plafond de 24 jours. Selon cette interprétation, le droit total au repos annuel ne pouvait pas dépasser quatre semaines, reliquats compris.

La décision de la Cour de cassation : un calcul du plafond année par année

Dans son arrêt du 21 janvier 2026 (n° 24-22.228), la chambre sociale de la Cour de cassation rejette l’interprétation de l’employeur. La juridiction adopte une lecture stricte de la loi et rappelle un principe clé : le plafond de 24 jours s’apprécie exercice par exercice. Il n’est donc pas possible de déduire les congés reportés d’années précédentes du plafond applicable à une année donnée. Les droits acquis sur un exercice ne peuvent pas être réduits par les reliquats provenant d’exercices antérieurs.

La Cour souligne également qu’une telle déduction reviendrait à neutraliser les droits des salariés sur toute la période de rétroactivité. Cela serait contraire au droit de l’Union européenne, qui garantit un minimum de quatre semaines de congés payés par an. Cette décision renforce ainsi la protection des salariés en empêchant que leurs nouveaux droits à congés soient absorbés par d’anciens reliquats. Pour les services des ressources humaines, elle implique une gestion plus rigoureuse des compteurs de congés, avec une distinction claire entre les droits acquis au cours de l’exercice et ceux issus des périodes précédentes.

Source : Arrêt du 21 janvier 2026 (n° 24-22.228) de la chambre sociale de la Cour de cassation

Les heures de délégation sont un droit reconnu aux représentants du personnel, qui leur permettent de mener à bien leurs missions. Toutefois, ce droit n’est pas sans limite, et son usage doit respecter certaines règles.

L’abus de droit d’heure de délégation est une situation dans laquelle un élu utilise ses heures de manière irrégulière, frauduleuse ou excessive, au détriment de ses obligations professionnelles ou du bon fonctionnement de l’entreprise. Quels sont les différents cas d’abus de droit ? Comment simplifier et fiabiliser la gestion des heures de délégation ? Voici quelques éléments de réponse.

Heures de délégation IRP, quels sont les différents cas d’abus de droit pratiqués par les employeurs ?

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Cotés employés aussi, il y a des abus…

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Nibelis répond à vos questions

Pourquoi digitaliser les processus RH ?

La digitalisation des processus RH implique la dématérialisation des opérations de la fonction ressources humaines à l'aide de solutions numériques. Cette transformation apporte plusieurs avantages significatifs :

1. Automatisation des tâches

La digitalisation permet d'automatiser de nombreuses tâches, réduisant ainsi le besoin d'interventions manuelles et minimisant les risques d'erreurs humaines. Ce gain de productivité permet aux équipes RH de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, tandis que les tâches répétitives sont prises en charge automatiquement.

2. Uniformisation des processus

En dématérialisant les processus RH, les entreprises sont amenées à structurer et harmoniser leurs pratiques internes. Cette standardisation facilite la clarification du fonctionnement interne et encourage les collaborateurs à adopter une méthode uniforme. Cela améliore la productivité et renforce la fiabilité des opérations.

3. Collaboration interne et transparence

La digitalisation favorise une meilleure collaboration entre les différents acteurs. Les outils numériques permettent de diviser les processus en tâches spécifiques, de les attribuer aux bonnes personnes et d’assurer une visibilité accrue sur l’avancement des demandes. En conséquence, cela optimise la coordination, la transparence et l'implication de chacun.

En synthèse, la digitalisation des processus RH permettent d’apporter de la productivité, de la fiabilité et de la transparence au sein des entreprises.

Quels sont les avantages d’un système unique intégré Paie-RH-GTA ?

Disposer d'un système unique intégré Paie-SIRH présente de nombreux avantages pour les entreprises. Un tel système de fluidifier les processus et d'améliorer l'efficacité globale du service RH. Voici quelques illustrations concrètes :

  1. Gain de temps : suppression des double saisies ! En regroupant la paie, la gestion des temps, et les autres processus RH dans un seul outil, les entreprises évitent les saisies multiples dans divers systèmes ou les manipulations complexes de fichiers.
  2. Des données cohérentes et unifiées : un système intégré garantit l’unicité de l’information et la cohérence des données. L’information saisie à un endroit est partagée en temps réel dans l’ensemble du système ce qui garantit sa cohérence et sa fiabilité.
  3. Des fonctionnalités à valeur ajoutée : le système intégré permet de vous mettre à disposition des fonctionnalités unique et à forte valeur ajoutée. Par exemple, le système déclenche une alerte en cas de note de frais déposé pour un jour où un salarié a été absent. Autre exemple : le bilan à 6 ans est automatiquement alimenté par la rémunération ou les formations suivies… Et bien d’autres choses encore ! Voilà qui va vous faire gagner du temps et sécuriser vos processus internes !

En résumé, un système unique intégré Paie-SIRH est un levier stratégique pour optimiser les performances de l'entreprise, renforcer la conformité, et améliorer l'expérience de vos collaborateurs.

Puis-je prendre les modules RH et GTA Nibelis sans la Paie Nibelis ?

Nos modules RH et GTA peuvent être souscrits indépendamment de la paie Nibelis. Reposant sur un core RH, nos modules RH et GTA sont compatibles avec l’ensemble des solutions Paie du marché.

Opter pour les modules RH et GTA Nibelis sans la paie Nibelis, vous permet de digitaliser progressivement vos processus RH sans remettre en cause votre solution paie en place. Vous profitez ainsi d’une ergonomie moderne et d’une couverture fonctionnelle riche et compatible avec votre système de paie.

Autre avantage : le jour où vous souhaiterez basculer sur un système intégré 100% intégré en souscrivant à la paie chez Nibelis, la transition se fera en toute simplicité.

Quels sont les avantages du service Nibelis ?

Choisir Nibelis, c’est choisir l’expertise et la qualité du service.

Tout d’abord, vous bénéficierez d’un accompagnement avec 1 seul et unique interlocuteur. Cet interlocuteur unique va vous permettre de construire une relation dans la durée. Il connait vos règles propres, votre culture d’entreprise et sera donc en mesure de traiter plus rapidement vos sollicitations et mieux comprendre vos besoins.

Par ailleurs, afin de s’adapter aux différentes organisations de ses clients, Nibelis propose différents niveaux de service. Compte tenu de votre contexte, nous vous proposons l’offre de service suivante :

  • La gestion accompagnée : vous pilotez vos opérations de paie avec l’accompagnement d’un expert dédié.
  • La gestion déléguée : vous conservez la saisie des EVP et la gestion administrative et déléguez totalement le contrôle et les traitements de paie et DSN mensuelle auprès d’un gestionnaire dédié.
  • La gestion externalisée : vous déléguez totalement vos traitements de paie auprès d’un gestionnaire dédié de la saisie à la génération des bulletins et déclarations.

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