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Construire un plan de formation efficace : définition, enjeux et méthode

Le plan de formation est essentiel pour organiser le développement des compétences en entreprise. Le terme continue d’être utilisé au quotidien par les RH, les managers et les salariés. Pourtant, le cadre a changé : juridiquement, on parle aujourd’hui de plan de développement des compétences.

Pour un décideur RH, l’enjeu ne se limite pas à “prévoir des formations”. Il faut un cadre clair pour relier les besoins du terrain aux objectifs de l’entreprise, cadrer le programme et suivre l’efficacité des actions de formation. C’est ce que permet un plan de formation bien construit.

Plan de formation : définition, rôle et cadre actuel

Une définition opérationnelle, utile pour piloter la formation

Le plan de formation correspond à l’ensemble des actions de formation décidées par l’employeur pour ses salariés. Il sert de document de référence pour structurer la démarche :

  • les compétences à développer, 
  • les postes concernés, 
  • les objectifs, 
  • la période et les moyens mobilisés.


Véritable outil de pilotage RH, il permet de transformer des besoins en actions concrètes et d’en suivre la mise en œuvre dans le temps.

D’un point de vue réglementaire, le “plan de formation” a été remplacé par le
plan de développement des compétences depuis le 1er janvier 2019. Il s’agit désormais du cadre de référence de la politique de formation de l’employeur. Il s’inscrit dans les obligations prévues à l’article L.6321-1 du Code du travail, notamment l’adaptation au poste et le maintien dans l’emploi.

Ce que le plan de formation n’est pas

Un plan de formation solide ne se construit pas comme une liste de souhaits. Il n’a pas vocation à tout intégrer ni à satisfaire toutes les demandes individuelles sans tri.

Il ne s’agit pas :

  • d’un catalogue de formations “prêtes à consommer” ;
  • d’une compilation de demandes envoyées par les managers en fin d’année ;
  • d’un document produit pour cocher une case, sans suivi ni évaluation.


Un plan utile repose sur des besoins identifiés, une priorisation claire et un pilotage qui permet de mesurer ce qui a été réellement mis en place.

Le plan de formation : un levier RH stratégique, mais sous-estimé

Anticiper les évolutions plutôt que réagir aux écarts de compétences

En 2026, la difficulté ne réside plus dans l’accès à la formation, mais dans la capacité à anticiper les évolutions des compétences avant qu’elles ne deviennent des points de rupture. Le plan de formation permet justement de passer d’une logique corrective à une logique d’anticipation, en liant les actions de formation aux transformations des métiers, des outils et des organisations.

Il devient un support pour : 

  • préparer les évolutions d’emplois, 
  • accompagner les changements opérationnels 
  • et éviter que les besoins ne soient traités trop tard, dans l’urgence.


Cet enjeu est d’autant plus structurant que les décalages entre compétences détenues et compétences requises restent élevés : en Europe,
près de 30 % des actifs occupent un emploi pour lequel leurs compétences ne sont pas pleinement adaptées (Source : Cedefop, The skill matching challenge – analysing skill mismatch and policy implications).

Donner un cadre commun aux décisions RH et managériales

Le plan de formation joue aussi un rôle d’alignement. Il permet de sortir d’une gestion disparate des demandes, souvent dépendante des arbitrages individuels des managers, pour installer un cadre partagé.

Pour les RH, c’est un moyen de : 

  • structurer les décisions, 
  • justifier les priorités retenues 
  • et de sécuriser les choix effectués. 


Pour les managers, c’est un repère clair sur ce qui relève des priorités collectives et sur la place de la formation dans les projets d’équipe.


Pour les salariés, il apporte de la lisibilité sur les actions accessibles et sur les orientations prises par l’entreprise.

Piloter un investissement formation significatif

La formation représente un investissement important pour les entreprises. En 2023, 41 % des salariés ont suivi au moins une formation financée ou organisée par leur employeur, et les entreprises et associations ont consacré 25,1 milliards d’euros à la formation professionnelle, soit 3,7 % de la masse salariale (Source : DARES, “La formation professionnelle continue en 2023”, publication 2024).

Dans ce contexte, structurer le plan de formation permet de passer d’une logique de dépense à une logique de pilotage. Il offre un cadre pour : 

  • suivre les actions, 
  • mesurer leur efficacité 
  • et ajuster les choix d’une année sur l’autre, en lien avec les priorités de l’entreprise.

Construire un plan de formation efficace : les 4 étapes clés

1️⃣ Identifier les besoins en formation

La construction du plan de formation commence par l’identification des besoins, au niveau des postes, des équipes et de l’entreprise. Cette analyse repose sur : 

  • les évolutions des métiers, 
  • les projets à venir, 
  • les transformations organisationnelles 
  • et les exigences liées au travail réel.


Les entretiens professionnels et annuels constituent une source d’informations centrale, à condition d’être exploités de manière structurée. Ils permettent de croiser les attentes individuelles avec les besoins collectifs. 

L’objectif n’est pas de recenser toutes les demandes, mais bien de qualifier les besoins en formation au regard des emplois et des priorités de l’entreprise.

2️⃣ Fixer les objectifs et prioriser les actions

Une fois les besoins identifiés, vous pouvez passer à la définition précise de vos objectifs. Ces derniers doivent être compréhensibles, opérationnels et liés à des situations de travail concrètes : 

  • adaptation à un poste, 
  • évolution professionnelle, 
  • sécurisation d’une fonction, 
  • ou encore accompagnement d’un projet.


Cette étape permet de : 


Le plan de formation formalise ces choix et rend les priorités lisibles pour l’ensemble des acteurs concernés.

3️⃣ Concevoir le programme et les actions

Le programme de formation précise : 

  • les actions retenues, 
  • les publics visés, 
  • les modalités pédagogiques 
  • et le calendrier de mise en œuvre. 


Selon les objectifs, il peut s’appuyer sur différents formats : présentiel, distanciel, formation interne, AFEST ou dispositifs mixtes.

Les formations obligatoires y occupent une place spécifique, aux côtés des actions liées au développement des compétences. L’enjeu est de construire un ensemble cohérent, aligné sur les besoins identifiés et les priorités stratégiques, sans empiler des actions sans lien entre elles.

4️⃣ Mettre en œuvre, suivre et évaluer le plan

La mise en œuvre du plan de formation nécessite un suivi rigoureux. Planning des sessions, participation des salariés, coûts engagés, avancement des actions : ces éléments permettent de piloter le plan dans la durée.

L’évaluation s’effectue à plusieurs niveaux : 

  • À court terme, elle permet de recueillir les retours des participants. 
  • À moyen terme, elle vise à mesurer l’impact réel des formations sur les compétences et les situations de travail. 


Ces données servent à ajuster le plan d’une année sur l’autre et à améliorer son efficacité.

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FAQ - Plan de formation

Qu’est-ce qu’un plan de formation ?

Le plan de formation est le document de pilotage qui regroupe les actions de formation décidées par l’employeur pour développer les compétences des salariés et accompagner l’évolution des emplois.

Quelle est la différence entre plan de formation et plan de développement des compétences ?

Le plan de développement des compétences correspond au cadre juridique. Le plan de formation désigne, dans les pratiques RH, le programme opérationnel des actions mises en œuvre.

Comment identifier les besoins de formation d’une équipe ?

En analysant les postes, les projets de l’entreprise et les informations issues des entretiens professionnels et annuels, afin de distinguer les besoins réels des simples demandes.

Faut-il impliquer les salariés dans la construction du plan de formation ?

Oui. Leur implication permet de mieux qualifier les besoins et d’enrichir l’analyse, sans transformer le plan de formation en une liste de souhaits individuels.

Comment mesurer l’efficacité du plan de formation ?

En combinant le suivi des actions, les évaluations à chaud et à froid, et l’analyse de l’impact des formations sur les compétences et le travail au quotidien.

Les heures de délégation sont un droit reconnu aux représentants du personnel, qui leur permettent de mener à bien leurs missions. Toutefois, ce droit n’est pas sans limite, et son usage doit respecter certaines règles.

L’abus de droit d’heure de délégation est une situation dans laquelle un élu utilise ses heures de manière irrégulière, frauduleuse ou excessive, au détriment de ses obligations professionnelles ou du bon fonctionnement de l’entreprise. Quels sont les différents cas d’abus de droit ? Comment simplifier et fiabiliser la gestion des heures de délégation ? Voici quelques éléments de réponse.

Heures de délégation IRP, quels sont les différents cas d’abus de droit pratiqués par les employeurs ?

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Cotés employés aussi, il y a des abus…

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Nibelis répond à vos questions

Pourquoi digitaliser les processus RH ?

La digitalisation des processus RH implique la dématérialisation des opérations de la fonction ressources humaines à l'aide de solutions numériques. Cette transformation apporte plusieurs avantages significatifs :

1. Automatisation des tâches

La digitalisation permet d'automatiser de nombreuses tâches, réduisant ainsi le besoin d'interventions manuelles et minimisant les risques d'erreurs humaines. Ce gain de productivité permet aux équipes RH de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, tandis que les tâches répétitives sont prises en charge automatiquement.

2. Uniformisation des processus

En dématérialisant les processus RH, les entreprises sont amenées à structurer et harmoniser leurs pratiques internes. Cette standardisation facilite la clarification du fonctionnement interne et encourage les collaborateurs à adopter une méthode uniforme. Cela améliore la productivité et renforce la fiabilité des opérations.

3. Collaboration interne et transparence

La digitalisation favorise une meilleure collaboration entre les différents acteurs. Les outils numériques permettent de diviser les processus en tâches spécifiques, de les attribuer aux bonnes personnes et d’assurer une visibilité accrue sur l’avancement des demandes. En conséquence, cela optimise la coordination, la transparence et l'implication de chacun.

En synthèse, la digitalisation des processus RH permettent d’apporter de la productivité, de la fiabilité et de la transparence au sein des entreprises.

Quels sont les avantages d’un système unique intégré Paie-RH-GTA ?

Disposer d'un système unique intégré Paie-SIRH présente de nombreux avantages pour les entreprises. Un tel système de fluidifier les processus et d'améliorer l'efficacité globale du service RH. Voici quelques illustrations concrètes :

  1. Gain de temps : suppression des double saisies ! En regroupant la paie, la gestion des temps, et les autres processus RH dans un seul outil, les entreprises évitent les saisies multiples dans divers systèmes ou les manipulations complexes de fichiers.
  2. Des données cohérentes et unifiées : un système intégré garantit l’unicité de l’information et la cohérence des données. L’information saisie à un endroit est partagée en temps réel dans l’ensemble du système ce qui garantit sa cohérence et sa fiabilité.
  3. Des fonctionnalités à valeur ajoutée : le système intégré permet de vous mettre à disposition des fonctionnalités unique et à forte valeur ajoutée. Par exemple, le système déclenche une alerte en cas de note de frais déposé pour un jour où un salarié a été absent. Autre exemple : le bilan à 6 ans est automatiquement alimenté par la rémunération ou les formations suivies… Et bien d’autres choses encore ! Voilà qui va vous faire gagner du temps et sécuriser vos processus internes !

En résumé, un système unique intégré Paie-SIRH est un levier stratégique pour optimiser les performances de l'entreprise, renforcer la conformité, et améliorer l'expérience de vos collaborateurs.

Puis-je prendre les modules RH et GTA Nibelis sans la Paie Nibelis ?

Nos modules RH et GTA peuvent être souscrits indépendamment de la paie Nibelis. Reposant sur un core RH, nos modules RH et GTA sont compatibles avec l’ensemble des solutions Paie du marché.

Opter pour les modules RH et GTA Nibelis sans la paie Nibelis, vous permet de digitaliser progressivement vos processus RH sans remettre en cause votre solution paie en place. Vous profitez ainsi d’une ergonomie moderne et d’une couverture fonctionnelle riche et compatible avec votre système de paie.

Autre avantage : le jour où vous souhaiterez basculer sur un système intégré 100% intégré en souscrivant à la paie chez Nibelis, la transition se fera en toute simplicité.

Quels sont les avantages du service Nibelis ?

Choisir Nibelis, c’est choisir l’expertise et la qualité du service.

Tout d’abord, vous bénéficierez d’un accompagnement avec 1 seul et unique interlocuteur. Cet interlocuteur unique va vous permettre de construire une relation dans la durée. Il connait vos règles propres, votre culture d’entreprise et sera donc en mesure de traiter plus rapidement vos sollicitations et mieux comprendre vos besoins.

Par ailleurs, afin de s’adapter aux différentes organisations de ses clients, Nibelis propose différents niveaux de service. Compte tenu de votre contexte, nous vous proposons l’offre de service suivante :

  • La gestion accompagnée : vous pilotez vos opérations de paie avec l’accompagnement d’un expert dédié.
  • La gestion déléguée : vous conservez la saisie des EVP et la gestion administrative et déléguez totalement le contrôle et les traitements de paie et DSN mensuelle auprès d’un gestionnaire dédié.
  • La gestion externalisée : vous déléguez totalement vos traitements de paie auprès d’un gestionnaire dédié de la saisie à la génération des bulletins et déclarations.

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