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Formulaire arrêts de travail et AT/MP mortels : nouveautés 2025

À compter de 2025, les obligations des employeurs évoluent avec deux mesures majeures. D’une part, la clarification des règles d’imputation des AT/MP mortels sur le compte employeur, et d’autre part, l’instauration d’un formulaire arrêt de travail 2025 désormais obligatoire pour les versions papier. Ainsi, l’objectif commun est de renforcer la sécurité juridique et lutter contre les fraudes.

  1. Précisions sur les règles d’imputations des AT/MP mortels sur le compte de l’employeur
  2. Ameli.fr : obligations d’utilisation des nouveaux formulaires d’avis d’arrêt de travail

Précisions sur les règles d’imputation des AT/MP mortels sur le compte de l’employeur

Le décret n°2025-342 du 15 avril 2025 publié au Journal Officiel du 16 avril 2025 apporte une clarification importante dans le calcul de la cotisation accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) des entreprises. Ce texte vient aligner la réglementation sur la pratique administrative. Celle-ci concerne l’imputation au compte employeur des AT/MP ayant entraîné le décès d’un salarié.

Jusqu’à présent, une divergence existait entre la jurisprudence de la Cour de cassation et la pratique des caisses de la sécurité sociale (Carsat, CRAMIF, CGSS). En effet, la haute juridiction considérait que le coût d’un AT/MP mortel devait être imputé à l’entreprise à la date du décès du salarié. Cela s’applique sauf en cas de notification d’un taux d’incapacité permanente (arrêt du 9 mars 2017 de la deuxième chambre civile de la Cour de cassation ; pourvoi n°16-14.554). Les organismes de tarification, eux, avaient tendance à se référer à la date de reconnaissance du caractère professionnel du décès. Cette différence générant ainsi une incertitude juridique pour les employeurs.

Un décret pour clarifier et sécuriser la règle d’imputation

Le décret du 15 avril 2025 vient mettre fin à cette insécurité. Il modifie l’article D242-6-6 du Code de la sécurité sociale. À compter du 17 avril 2025, le coût d’un AT/MP mortel s’imputera au compte de l’employeur à la date de notification de la reconnaissance du caractère professionnel du décès.

Cette date d’imputation détermine si l’événement entre ou non dans la période triennale de référence. Cette période sert au calcul du taux net individuel de cotisation AT/MP. Ce calcul s’applique aux entreprises soumises à la tarification individuelle ou mixte.

Concrètement, le taux brut constitue la base du taux net individuel. Il est calculé selon le rapport entre la masse salariale et la « valeur du risque » propre à l’établissement. Cette valeur inclut notamment « le produit du nombre total d’accidents du travail ou de maladies professionnelles ayant donné lieu à la notification, pendant la période triennale de référence, soit de la reconnaissance du caractère professionnel du décès de la victime, soit d’un taux d’incapacité permanente par le coût moyen de la catégorie dans laquelle est rattaché chaque accident ou chaque maladie ».

En précisant que seul compte le moment de la notification de la reconnaissance du caractère professionnel du décès, le décret assure une meilleure prévisibilité du coût des sinistres pour les employeurs. Par conséquent, il aligne la réglementation sur les pratiques déjà en vigueur.

Cette réforme, bien qu’elle ne change pas fondamentalement les mécanismes de tarification, améliore la cohérence réglementaire. Elle facilite aussi la compréhension des règles applicables.

Formulaire arrêt de travail 2025 : une obligation pour renforcer la lutte contre la fraude

Dans une communication en date du 22 avril 2025, l’Assurance Maladie informe tant les professionnels de santé que le grand public de l’entrée en vigueur, à compter du 1er juillet 2025, d’un nouveau formulaire CERFA pour la délivrance des avis d’arrêt de travail. L’utilisation de ce nouveau modèle devient obligatoire à cette date, dans un objectif de sécurisation accrue des arrêts de travail.

Dans son communiqué, l’Assurance Maladie dresse un état des lieux. Elle constate une recrudescence des fraudes liées aux arrêts de travail en 2024. Ces fraudes portent atteinte à la soutenabilité du système de protection sociale. Selon les chiffres publiés, le montant des fraudes détectées liées à de faux arrêts de travail s’élève à près de 30 millions d’euros pour l’année 2024, contre environ 8 millions d’euros en 2023. Cette progression notable s’expliquerait en grande partie par la prolifération de faux documents disponibles à la vente sur certaines plateformes en ligne et réseaux sociaux.

Sécurisation renforcée : caractéristiques du nouveau formulaire papier CERFA

Pour lutter contre ces pratiques frauduleuses, l’Assurance Maladie recommande fortement aux professionnels d’utiliser les avis d’arrêt de travail dématérialisé. « Cette télétransmission permet non seulement des délais de prise en charge plus courts, mais aussi des conditions de sécurité renforcées ».

Toutefois, « dans certaines situations, comme une consultation à domicile par exemple, le recours à un arrêt de travail électronique n’est pas possible ». Dans ce cas, « un formulaire papier CERFA en 3 volets doit être utilisé ». Pour les professionnels de santé ne pouvant alors utiliser la télétransmission de l’avis d’arrêt de travail, l’Assurance Maladie a mis en place de nouveaux formulaires CERFA au format papier. Ces documents offrent plus de sécurité. Ils bénéficient de dispositifs de sécurité renforcés : papier spécial, étiquettes holographiques, encre magnétique et marqueurs spécifiques d’identification du prescripteur.

« Dès le 1er juillet 2025, l’utilisation de ce formulaire sécurisé deviendra obligatoire pour tout envoi d’un avis d’arrêt de travail sous format papier. Tous les autres formats seront systématiquement rejetés. Les scans et les photocopies, notamment, ne pourront être acceptés et seront considérés comme des faux ».

Les heures de délégation sont un droit reconnu aux représentants du personnel, qui leur permettent de mener à bien leurs missions. Toutefois, ce droit n’est pas sans limite, et son usage doit respecter certaines règles.

L’abus de droit d’heure de délégation est une situation dans laquelle un élu utilise ses heures de manière irrégulière, frauduleuse ou excessive, au détriment de ses obligations professionnelles ou du bon fonctionnement de l’entreprise. Quels sont les différents cas d’abus de droit ? Comment simplifier et fiabiliser la gestion des heures de délégation ? Voici quelques éléments de réponse.

Heures de délégation IRP, quels sont les différents cas d’abus de droit pratiqués par les employeurs ?

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Cotés employés aussi, il y a des abus…

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Nibelis répond à vos questions

Pourquoi digitaliser les processus RH ?

La digitalisation des processus RH implique la dématérialisation des opérations de la fonction ressources humaines à l'aide de solutions numériques. Cette transformation apporte plusieurs avantages significatifs :

1. Automatisation des tâches

La digitalisation permet d'automatiser de nombreuses tâches, réduisant ainsi le besoin d'interventions manuelles et minimisant les risques d'erreurs humaines. Ce gain de productivité permet aux équipes RH de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, tandis que les tâches répétitives sont prises en charge automatiquement.

2. Uniformisation des processus

En dématérialisant les processus RH, les entreprises sont amenées à structurer et harmoniser leurs pratiques internes. Cette standardisation facilite la clarification du fonctionnement interne et encourage les collaborateurs à adopter une méthode uniforme. Cela améliore la productivité et renforce la fiabilité des opérations.

3. Collaboration interne et transparence

La digitalisation favorise une meilleure collaboration entre les différents acteurs. Les outils numériques permettent de diviser les processus en tâches spécifiques, de les attribuer aux bonnes personnes et d’assurer une visibilité accrue sur l’avancement des demandes. En conséquence, cela optimise la coordination, la transparence et l'implication de chacun.

En synthèse, la digitalisation des processus RH permettent d’apporter de la productivité, de la fiabilité et de la transparence au sein des entreprises.

Quels sont les avantages d’un système unique intégré Paie-RH-GTA ?

Disposer d'un système unique intégré Paie-SIRH présente de nombreux avantages pour les entreprises. Un tel système de fluidifier les processus et d'améliorer l'efficacité globale du service RH. Voici quelques illustrations concrètes :

  1. Gain de temps : suppression des double saisies ! En regroupant la paie, la gestion des temps, et les autres processus RH dans un seul outil, les entreprises évitent les saisies multiples dans divers systèmes ou les manipulations complexes de fichiers.
  2. Des données cohérentes et unifiées : un système intégré garantit l’unicité de l’information et la cohérence des données. L’information saisie à un endroit est partagée en temps réel dans l’ensemble du système ce qui garantit sa cohérence et sa fiabilité.
  3. Des fonctionnalités à valeur ajoutée : le système intégré permet de vous mettre à disposition des fonctionnalités unique et à forte valeur ajoutée. Par exemple, le système déclenche une alerte en cas de note de frais déposé pour un jour où un salarié a été absent. Autre exemple : le bilan à 6 ans est automatiquement alimenté par la rémunération ou les formations suivies… Et bien d’autres choses encore ! Voilà qui va vous faire gagner du temps et sécuriser vos processus internes !

En résumé, un système unique intégré Paie-SIRH est un levier stratégique pour optimiser les performances de l'entreprise, renforcer la conformité, et améliorer l'expérience de vos collaborateurs.

Puis-je prendre les modules RH et GTA Nibelis sans la Paie Nibelis ?

Nos modules RH et GTA peuvent être souscrits indépendamment de la paie Nibelis. Reposant sur un core RH, nos modules RH et GTA sont compatibles avec l’ensemble des solutions Paie du marché.

Opter pour les modules RH et GTA Nibelis sans la paie Nibelis, vous permet de digitaliser progressivement vos processus RH sans remettre en cause votre solution paie en place. Vous profitez ainsi d’une ergonomie moderne et d’une couverture fonctionnelle riche et compatible avec votre système de paie.

Autre avantage : le jour où vous souhaiterez basculer sur un système intégré 100% intégré en souscrivant à la paie chez Nibelis, la transition se fera en toute simplicité.

Quels sont les avantages du service Nibelis ?

Choisir Nibelis, c’est choisir l’expertise et la qualité du service.

Tout d’abord, vous bénéficierez d’un accompagnement avec 1 seul et unique interlocuteur. Cet interlocuteur unique va vous permettre de construire une relation dans la durée. Il connait vos règles propres, votre culture d’entreprise et sera donc en mesure de traiter plus rapidement vos sollicitations et mieux comprendre vos besoins.

Par ailleurs, afin de s’adapter aux différentes organisations de ses clients, Nibelis propose différents niveaux de service. Compte tenu de votre contexte, nous vous proposons l’offre de service suivante :

  • La gestion accompagnée : vous pilotez vos opérations de paie avec l’accompagnement d’un expert dédié.
  • La gestion déléguée : vous conservez la saisie des EVP et la gestion administrative et déléguez totalement le contrôle et les traitements de paie et DSN mensuelle auprès d’un gestionnaire dédié.
  • La gestion externalisée : vous déléguez totalement vos traitements de paie auprès d’un gestionnaire dédié de la saisie à la génération des bulletins et déclarations.

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