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Nouvelle procédure de saisie sur salaires : attention aux saisies en cours

Depuis le 1er juillet 2025, la procédure de saisie sur salaire évolue en profondeur. Cette réforme, issue de la loi du 20 novembre 2023 et précisée par un décret du 12 février 2025, transfère la compétence du juge de l’exécution vers le commissaire de justice. Un changement qui ne concerne pas uniquement les nouvelles saisies : les procédures en cours sont également impactées. Quelles sont les conséquences concrètes pour les employeurs ? Quelles précautions prendre ? Cet article fait le point sur les nouvelles obligations à connaître.

Une réforme majeure depuis le 1er juillet 2025

Depuis le 1er juillet 2025, la procédure de saisie sur salaire connait une refonte majeure, impulsée par la loi du 20 novembre 2023 et précisée par le décret du 12 février 2025 (pour plus d’informations voire l’Actu Paie RH du mois de juin).

L’une des principales évolutions de la nouvelle procédure de la saisie sur salaires réside dans le transfert de compétence du juge de l’exécution vers le commissaire de justice répartiteur. Cette nouvelle procédure ne se limite pas aux futures demandes, elle impacte également les saisies en cours.

Jusqu’au 30 juin 2025, toute saisie sur rémunération devait obligatoirement passer par une autorisation judiciaire. En clair, le créancier devait obtenir l’accord du juge de l’exécution avant de pouvoir faire pratiquer une saisie par l’employeur du salarié débiteur. Ce schéma a profondément évolué.

Depuis le 1er juillet 2025, cette étape judiciaire disparaît. C’est désormais un commissaire de justice, également appelé huissier de justice dans la terminologie plus ancienne, qui pilote l’ensemble de la procédure. Ce professionnel devient l’unique interlocuteur de l’employeur, remplaçant ainsi le greffe du tribunal judiciaire.

Des conséquences immédiates sur les saisies en cours

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette réforme n’est pas uniquement prospective. Elle concerne également les saisies déjà en cours au 30 juin 2025. Une phase transitoire a donc été instaurée afin d’éviter tout flou juridique.

Jusqu’à cette date, les sommes prélevées sur les salaires devaient encore être versées au greffe du tribunal judiciaire. Passé ce délai, tout virement effectué au greffe est automatiquement rejeté. Pour les employeurs, cela signifie qu’un versement tardif (y compris dû à un délai bancaire) peut les contraindre à rembourser la somme indûment saisie au salarié concerné.

Les entreprises qui pratiquent un décalage de paie (par exemple, paiement du salaire de juin en juillet) doivent être particulièrement vigilantes. À défaut de réception d’un nouvel acte de saisie émanant d’un commissaire de justice, aucune saisie ne doit être pratiquée sur le salaire versé en juillet.

Procédure à suivre pour la reprise des saisies

À compter du 1er juillet 2025, toutes les procédures de saisie en cours sont suspendues de manière temporaire. Cela ne signifie pas qu’elles sont annulées, mais qu’elles doivent être régularisées selon les nouvelles règles.

Pendant cette période de suspension, l’employeur doit verser l’intégralité de la rémunération au salarié, sans pratiquer de retenue. La reprise de la procédure dépendra ensuite de la volonté du créancier à poursuivre la démarche.

Pour que la saisie puisse être relancée, le créancier devra confirmer dans un délai de trois mois qu’il souhaite poursuivre la procédure. Ce délai commence à courir à partir de la réception de son dossier par le commissaire de justice ou par la chambre régionale compétente.

Deux cas de figure sont à distinguer :

  • Si le créancier est déjà représenté par un commissaire de justice, le dossier lui sera directement transmis par le greffe, et la procédure reprendra sous sa direction.
  • S’il n’a pas encore de représentant, la chambre régionale des commissaires de justice l’invitera formellement à désigner un professionnel pour assurer la suite de la saisie.

 

À défaut de réponse du créancier dans le délai imparti, la saisie deviendra caduque.

Le rôle clé du commissaire de justice à chaque étapes

Dès confirmation de la volonté de poursuite par le créancier, un nouvel acte de saisie sera transmis à l’employeur, établi par un commissaire de justice répartiteur. Celui-ci pourra être remis :

  • soit en main propre dans les locaux de l’entreprise,
  • soit par voie électronique via la plateforme Securact, à condition que l’entreprise ait donné son accord au préalable.

 

Les autres canaux de communication ne sont pas autorisés : ni courrier simple, ni e-mail classique, ni recommandé sans passage du commissaire.

L’employeur devra effectuer les prélèvements dans la limite de la quotité saisissable, et verser directement les sommes au commissaire de justice répartiteur, conformément au Code des procédures civiles d’exécution.

La saisie prendra fin uniquement sur réception d’une mainlevée émise par ce même commissaire de justice. Si des sommes ont été prélevées en excès, le remboursement au salarié sera effectué par le commissaire, et non par l’employeur.

À lire également

La réforme saisie sur salaire 2025 introduit de nombreux changements destinés à simplifier et accélérer les démarches. Les créanciers pourront initier la procédure sans passer par le juge, les commissaires de justice joueront un rôle central, et les employeurs auront de nouvelles obligations. 

Les heures de délégation sont un droit reconnu aux représentants du personnel, qui leur permettent de mener à bien leurs missions. Toutefois, ce droit n’est pas sans limite, et son usage doit respecter certaines règles.

L’abus de droit d’heure de délégation est une situation dans laquelle un élu utilise ses heures de manière irrégulière, frauduleuse ou excessive, au détriment de ses obligations professionnelles ou du bon fonctionnement de l’entreprise. Quels sont les différents cas d’abus de droit ? Comment simplifier et fiabiliser la gestion des heures de délégation ? Voici quelques éléments de réponse.

Heures de délégation IRP, quels sont les différents cas d’abus de droit pratiqués par les employeurs ?

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Cotés employés aussi, il y a des abus…

Les heures de dérogation sont un droit pour tous les représentants du personnel. Cependant, il peut arriver que ces heures fassent l’objet d’abus de la part des employeurs. L’un des cas les plus fréquents d’abus de droit des heures de dérogation IRP réside dans le non-respect des dispositions légales en vigueur. En effet, on constate que les employeurs peuvent parfois contourner les règles établies en matière d’heures de dérogation, comme :

  • des changements unilatéraux dans les horaires de travail, sans consultation préalable ni accord des instances représentatives du personnel.
  • l’abus des heures de dérogation utilisées de manière systématique pour contourner les règles relatives aux temps de travail. Par exemple, en imposant régulièrement des heures supplémentaires non justifiées au prétexte d’une prétendue nécessité économique ; ainsi, les employeurs peuvent fragiliser la vie professionnelle et personnelle des employés tout en ne respectant pas l’esprit de la législation en vigueur.
  • la manipulation des négociations collectives pour obtenir des avantages démesurés en termes d’heures de dérogation. Cela peut se traduire par des pressions infondées sur les représentants du personnel ou par la dissimulation d’informations cruciales lors des négociations.
  • l’absence de consultation des instances représentatives du personnel, alors que c’est un point essentiel pour assurer un dialogue social équilibré et le respect des droits des travailleurs. Ainsi, on constate que les abus de droit des heures de dérogation IRP représentent une forte menace et qu’il est, donc, impératif que les autorités compétentes et les partenaires sociaux restent vigilants face à de telles pratiques et veillent à l’application stricte des dispositions légales en matière d’heures de dérogation.

Nibelis répond à vos questions

Pourquoi digitaliser les processus RH ?

La digitalisation des processus RH implique la dématérialisation des opérations de la fonction ressources humaines à l'aide de solutions numériques. Cette transformation apporte plusieurs avantages significatifs :

1. Automatisation des tâches

La digitalisation permet d'automatiser de nombreuses tâches, réduisant ainsi le besoin d'interventions manuelles et minimisant les risques d'erreurs humaines. Ce gain de productivité permet aux équipes RH de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, tandis que les tâches répétitives sont prises en charge automatiquement.

2. Uniformisation des processus

En dématérialisant les processus RH, les entreprises sont amenées à structurer et harmoniser leurs pratiques internes. Cette standardisation facilite la clarification du fonctionnement interne et encourage les collaborateurs à adopter une méthode uniforme. Cela améliore la productivité et renforce la fiabilité des opérations.

3. Collaboration interne et transparence

La digitalisation favorise une meilleure collaboration entre les différents acteurs. Les outils numériques permettent de diviser les processus en tâches spécifiques, de les attribuer aux bonnes personnes et d’assurer une visibilité accrue sur l’avancement des demandes. En conséquence, cela optimise la coordination, la transparence et l'implication de chacun.

En synthèse, la digitalisation des processus RH permettent d’apporter de la productivité, de la fiabilité et de la transparence au sein des entreprises.

Quels sont les avantages d’un système unique intégré Paie-RH-GTA ?

Disposer d'un système unique intégré Paie-SIRH présente de nombreux avantages pour les entreprises. Un tel système de fluidifier les processus et d'améliorer l'efficacité globale du service RH. Voici quelques illustrations concrètes :

  1. Gain de temps : suppression des double saisies ! En regroupant la paie, la gestion des temps, et les autres processus RH dans un seul outil, les entreprises évitent les saisies multiples dans divers systèmes ou les manipulations complexes de fichiers.
  2. Des données cohérentes et unifiées : un système intégré garantit l’unicité de l’information et la cohérence des données. L’information saisie à un endroit est partagée en temps réel dans l’ensemble du système ce qui garantit sa cohérence et sa fiabilité.
  3. Des fonctionnalités à valeur ajoutée : le système intégré permet de vous mettre à disposition des fonctionnalités unique et à forte valeur ajoutée. Par exemple, le système déclenche une alerte en cas de note de frais déposé pour un jour où un salarié a été absent. Autre exemple : le bilan à 6 ans est automatiquement alimenté par la rémunération ou les formations suivies… Et bien d’autres choses encore ! Voilà qui va vous faire gagner du temps et sécuriser vos processus internes !

En résumé, un système unique intégré Paie-SIRH est un levier stratégique pour optimiser les performances de l'entreprise, renforcer la conformité, et améliorer l'expérience de vos collaborateurs.

Puis-je prendre les modules RH et GTA Nibelis sans la Paie Nibelis ?

Nos modules RH et GTA peuvent être souscrits indépendamment de la paie Nibelis. Reposant sur un core RH, nos modules RH et GTA sont compatibles avec l’ensemble des solutions Paie du marché.

Opter pour les modules RH et GTA Nibelis sans la paie Nibelis, vous permet de digitaliser progressivement vos processus RH sans remettre en cause votre solution paie en place. Vous profitez ainsi d’une ergonomie moderne et d’une couverture fonctionnelle riche et compatible avec votre système de paie.

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Quels sont les avantages du service Nibelis ?

Choisir Nibelis, c’est choisir l’expertise et la qualité du service.

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Par ailleurs, afin de s’adapter aux différentes organisations de ses clients, Nibelis propose différents niveaux de service. Compte tenu de votre contexte, nous vous proposons l’offre de service suivante :

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